Le Prix « Servir »

Le Prix « Servir » est décerné par le District 1670 à des personnes qui ont fait une démonstration remarquable de courage, de dévouement ou d’engagement.

Le Rotary Club Charleville-Rimbaud a soumis dans ce cadre en 2011 et 2012 deux dossiers qui ont tous deux été couronnés par la plus haute distinction.

Prix « Servir » 2011

Il concernait Pascal Pereira, qui dirige le club de danse Moving Zone, avenue du 91ème RI  à Charleville-Mézières. L’une de ses élèves, Mélanie Mazué, a été victime il y a deux ans d’un accident de la route alors qu’elle devait passer son Bac le mois suivant. Après trois semaines de coma, un gros traumatisme crânien avec lésion d’une zone cérébrale et perte de la mémoire, de la lecture, de l’écriture et du calcul, les seules choses dont elle se souvenait relativement aisément étaient les chorégraphies de danse qu’il lui avait apprises. Pour l’aider dans sa reconstruction, il l’a incitée à revenir danser. Aujourd’hui elle bénéficie d’une reconnaissance officielle et il l’a embauchée à temps partiel en lui confiant l’animation de cours et des tâches de secrétariat. Un bel exemple de solidarité de la part d’un homme doué à l’évidence de grandes qualités humaines et de cœur.

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Prix « Servir » 2012

C’est une belle et émouvante histoire qui a valu cette récompense à Jean-Jacques Rogez, enseignant et directeur d’une école primaire à Signy-l’Abbaye dans les Ardennes pendant 27 ans, éducateur spécialisé à la Fondation Franco-américaine de Berck pendant 10 ans puis fondateur en 1986 de la Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) « Les Campanules », première du genre en Champagne-Ardenne. Il est aujourd’hui président de l’Association pour les Handicapés (APLH) qui gère « Les Campanules » depuis 25 ans.

C’est l’histoire d’un homme qui va soulever des montagnes pour qu’au-delà des barrières politiques, idéologiques, raciales, linguistiques, financières… une jeune fille inconnue retrouve le sourire.

C’est l’histoire de Mona, jeune palestinienne de18 ans vivant dans la Bande de Gaza, qui perd sa jambe gauche lors du bombardement de son école, pourtant sous la protection des Nations Unies, deux jours avant le cessez-le-feu, le 17 janvier 2009, et qui va croiser la route de Jean-Jacques Rogez.

Jean-Jacques Rogez découvre avec émotion l’histoire de Mona en regardant un reportage sur ARTE le 18 avril 2009. Filmée lors d’un mariage à Gaza, celle-ci déclare en pleurs à la caméra qu’elle ne pourra, quant à elle, jamais se marier. Désireux de faire quelque chose pour aider Mona, il contacte la chaine de télévision où la journaliste auteur du reportage va l’accompagner dans sa démarche. Puis tout s’enchaîne : la création de l’association d’aide à Mona, une collecte pour la faire venir, l’obtention d’un visa, la demande d’aide médicale d’Etat à titre humanitaire…

Mona est aujourd‘hui appareillée après être venue deux fois dans les Ardennes. Elle marche sans béquilles et, aux dernières nouvelles, jouait au badminton ! Elle va reprendre ses études (elle veut devenir journaliste)…

…et a retrouvé le sourire !

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